
L'élévage
| Les taureaux Redoutables meurtriers lorsqu'ils sont dans l'arène, les taureaux cohabitent parfaitement bien avec les chevaux blancs qui partagent leurs pâturages. Le taureau de Camargue (Lou Biou en provençal) de race pure est petit, un mètre trente, trapu. Sa peau noire, son allure digne en font un seigneur que tout le monde respecte. Ce robuste animal, dès le XVè siècle participe aux travaux des champs. Au XlXè siècle, l'engouement pour les corridas est à l'origine des premiers croisements avec les taureaux de sang espagnol. Ces derniers, plus combatifs, apportèrent dit- on, ce qu'il manquait au pur camarguais pour affronter les toreros. Mais Ies défenseurs de la pure race destinent les produits de leurs élevages à la course à la cocarde, qui devint et reste de nos jours très populaire. Les razeteurs, tout de blanc vêtus, doivent arracher à l'aide d'un "razet" (crochet) la cocarde maintenue sur le front de l'animal par une ficelle passée autour de ses cornes. Certes le jeu est dangereux, mais la passion du public et des participants produit dans l'arène ces jours là une ambiance extraordinaire. La fête est aussi dans la rue, parmi la toule avec "l'abrivado" et la "bandido", lorsque les gardians encerclant le taureau, I'accompagnent de la manade à l'arène et le ramènent de la même façon en traversant la ville une fois la fête finie. La ferrade, autre manitestation, cette fois plus amicale, se déroule traditionnellement le dimanche matin. Les gardians munis du trident (ficheiroun) avec beaucoup d'habileté, rabattent un jeune taureau âgé d'un an, I'immobilisent au sol et le marquent sur la cuisse gauche au fer rouge (indolore pour l'animal) de l'emblème de leur manadier. Ce dernier pratique alors "I'escoussure", en entaillant de façon très particulière l'oreille de l'animal, autre signe de reconnaissance. |
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| Les chevaux A toutes ces fêtes participe aussi le cheval de Camargue. Il est le compagnon du gardian et l'indispensable moyen de locomotion au travers de ces terres marécageuses. Ses origines sont si lointaines que nul ne peut les affirmer avec certitude. Cependant, le cheval de Solutré du quaternaire, dont les caractéristiques ont été établies à la suite de la découverte d'osse- ments, semble être son ancêtre. L'animal est si bien adapté au milieu qu'ils sont indissociables. Le cheval camarguais n'est pas très grand, 1 m 35 à 1 m 45, sa tête est grosse et son front plat, le ventre enflé, les membres robustes aux appuis larges, il possède les éléments nécessaires à une grande résistance. |
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Textes et photos extraits du Guide "Camargue" (Editions PEC)
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